Cette affirmation résonne souvent entre les murs de la salle des profs. Elle a aussi envahi les réseaux d’échanges entre enseignant-e-s lors de l’annonce du passage à quatre ans des études pour les instit’s et les régent-e-s. Et pourtant, peut-on affirmer qu’il n’y pas besoin d’études pour se retrouver face à une classe dans un moment essentiel du développement des enfants  ? Exceptée la matière à transmettre, tout ne serait qu’une question de pratique acquise sur le tas et pas de savoir  ? Si le fonctionnement des Hautes Écoles est perfectible à différents égards, si effectivement c’est en stage qu’on découvre le métier dans toutes ses dimensions – y compris insoupçonnées – nous affirmons aux CEMÉA que l’on ne devient pas enseignant-e par la seule maîtrise des matières.

Nous formerions les élèves à l’acquisition de compétences là où nous n’aurions qu’à maîtriser la matière sans aucune compétence et savoir sur la manière de la transmettre ou de permettre leur acquisition.