Une phrase de ce type, prononcée en « salle des prof », n’invite pas au dialogue. Elle s’affirme comme une vérité, comme la seule voie d’un retour à la « bonne manière de faire ». Souvent les arguments manquent pour y répondre et on laisse dire... Cette sentence traduit une vision dialectique du développement de l’enfant où l’école devrait être le seul lieu qui lui transmet les vrais savoirs et où la famille serait l’unique garante de l’Éducation.

Les CEMÉA affirment depuis plus de 70 ans que l’éducation est de tous les instants, que l’enfant apprend tant en classe, qu’en famille, qu’à la récréation, que devant son téléviseur...

De plus, à l’heure du Net, ce dernier est confronté à bien plus de savoirs dans ses temps non scolaires qu’à l’école. Tout moment peut donc être générateur d’apprentissage. Et si l’école n’est pas la seule source de « savoirs », pourquoi s’interdirait-elle d’être également source d’Éducation ?

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