De la maternelle au supérieur, on entend des professeur-e-s déclarer, parfois même au début de l’année, qu’un enfant ne réussira pas son année, voire qu’il n’ira pas au bout de ses études ou qu’il « finira » dans une filière professionnelle. Rendre un tel verdict scolaire, en plus d’être réducteur, nie de nombreux éléments.
D’abord, l’essence-même de l’école : un lieu reconnu pour acquérir des apprentissages. Donc celui où, au départ, on n’arrive sans (presque) rien connaître et où on nous donne un temps défini (pas instantané) pour se rapprocher du savoir. Ensuite, c’est contester le principe d’éducabilité, cette confiance que chacun‑e a les possibilités de progresser, d’évoluer, d’aller vers des réussites selon ses capacités. Enfin, c’est désavouer la part de responsabilité des adultes à trouver comment soutenir les élèves sur le chemin (pas toujours verdoyant) de l’école...
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