L’origine du festival se situe chez nos collègues des Ceméa France. Le « Festival du film d’éducation » vit en effet sa première édition à Évreux, en novembre 2005. Quelques volontaires et travailleurs-travailleuses des CEMÉA belges y participent dès les premières années. Le festival d’Évreux devient « Le Festival International du Film d’Éducation » quelques années plus tard. Lors de sa 7e édition, Jean-Marc Christiany, codirecteur des CEMÉA belges, participe au festival en France et, comme celui-ci s’exporte déjà dans plusieurs associations territoriales françaises au cœur des régions, l’idée lui vient d’une possible décentra­lisation en Belgique.

Le festival SOIF D’IDÉAL (qui ne porte pas encore ce nom) fait alors deux galops d’essai dans des événements déjà implantés dans le calendrier des cinéphiles belges. La première expérience est une participation au festival du court métrage « Brussels Short Film Festival ». Sans réel public au départ, mais avec de bons films issus du festival d’Évreux, nous proposons « des courts » qui parlent d’éducation à l’égalité des genres, de handicap… La deuxième expérience se déroule dans le cadre du « Mois du doc ». Nous investissons pour la première fois le Théâtre Mercelis de la commune d’Ixelles. Des projections ont également lieu à Liège, en collaboration avec l’asbl « Les Grignoux ».

Grâce à ce partenariat avec la commune d’Ixelles, la concrétisation de ce projet, né cinq ans plus tôt, se met en place. Le service Culture d’Ixelles met à notre disposition le Théâtre Mercelis, écrin idéal pour l’ambiance que nous voulons proposer. Le festival se déroule début décembre 2016 et nous imaginions avoir des spectatrices et spectateurs venant participer à des longues journées thématiques, mais nos premier-e-s participant-e-s viennent pour voir un film, maximum deux… Le festival accueille aussi ses premier-e-s « intervenant-e-s ». Le jeudi est consacré à des films autour de l’école avec Bernard Collot, pédagogue français, initiateur de la pédagogie du 3e type, autour du film « Une journée dans la classe de Sophie ». Le vendredi, nous parlons de santé mentale. Le samedi, c’est au tour de l’éducation à l’égalité des genres qui se termine par un ovni, le très interpellant « Snow Therapy ». Le dimanche, nous migrons vers le Centre Culturel Jacques Franck à Saint-Gilles dans une plus grande salle pour deux films dont « Fuocoammare », documentaire sur des migrant-e-s de l’île de Lampedusa. C’est la première fois que l’on aborde les questions de migration, qui deviendront une catégorie récurrente du festival. Ce premier essai nous encourage à construire une deuxième édition. Et nous décidons qu’il n’y aura pas de compétition et pas de remise de prix.

 



En novembre, à Évreux, chaque année, l’idée d’un festival propre à Bruxelles renaît dans le groupe de belges qui vit le festival.
2016 sera l’année de la concrétisation.
Une équipe se constitue pour organiser la première édition du « Festival du film d’éducation de Bruxelles ».
Même si l’idée de départ est une décentralisation du festival d’Évreux, celui de Bruxelles sera tout de suite différent.
Certains films sont repris de la programmation française, mais nos choix s’émancipent rapidement.

Autre choix, qui fait partie de l’ADN des CEMÉA : soigner l’accueil. La première année, les échanges entre participant-e-s et intervenant-e-s se déroulent dans la salle de projection. Dès la deuxième année, c’est dans la salle polyvalente à proximité du bar que les échanges auront lieu. À l’époque, le festival est payant (par film, journée ou via un pass pour l’entièreté). On fait la promo sans graphiste, ni chargé-e de com’, sans spot radio, sans affichage public… mais en bénéficiant des talents de Victoria, une volontaire, qui nous concoctera nos trois premières affiches.

 

Le festival s’ouvre alors au public chaque jour à 13h, tandis que les écoles communales d’Ixelles bénéficient de séances « jeune public » en matinée. Nous sommes début décembre et les CEMÉA jouent en quelque sorte la « séance de la Saint-Nicolas ». Cette première édition voit des salles clairsemées aux têtes connues, de près ou de loin. C’est un « entre-soi » qui ne satisfait pas l’équipe organisatrice. Un des réalisateurs nous rassure en précisant qu’il faut cinq ans pour qu’un évènement se construise et trouve son public. Décembre 2017, deuxième édition : quelques jours avant le festival, l’organisation est bousculée par la présence massive de migrant-e-s, de réfugié-e-s, dans le parc Maximilien de Bruxelles. Nous décidons d’ouvrir le festival autour de cette thématique et d’inviter Medhi Kassou, de la Plateforme citoyenne, à venir en parler avec les personnes présentes.
 

Cette deuxième édition voit une programmation plus travaillée, regorgeant de nombreuses pépites : un premier film de Gilles Perret « La sociale » est présenté, des petites trouvailles comme « Your name », film japonais d’animation qui aborde la question du genre ou « Les bonnes notes  », histoire d’un orchestre d’école dans la banlieue industrielle de Gardanne. Nous sommes aussi contraint-e-s de décentraliser une séance du film « C’est d’apprendre qui est sacré » à la suite de 250 inscriptions issues d’une haute école pédagogique pour une salle de maximum 180 places. Michel Duckit, l’instituteur présent à l’écran, nous accompagnera pour cette séance « hors les murs ».


Le festival se prolonge à nouveau le dimanche au Centre Culturel Jacques Franck. Cette édition accueille un public encore fort proche des CEMÉA, même si quelques visages moins connus apparaissent çà et là. Parmi eux, une voisine de la rue Mercelis qui, pensionnée, vient tous les jours voir plusieurs films. Elle deviendra, au fil des années, une habituée ! Quelques groupes s’invitent au festival, des écoles, des maisons de jeunes… Le festival commence à être plus vivant en semaine, mais pas le week-end.

Nous programmons « La tête haute » et invitons le Délégué général aux Droits de l’enfant. Des 12 personnes présentes pour la projection, 8 descendront dans la salle polyvalente pour échanger avec Bernard Devos, dans un moment très riche. Nous diffusons pour la première fois un film produit par les CEMÉA belges, en collaboration avec la crèche d’Herstal : « Sur le chemin de la crèche ». Ce documentaire reste un merveilleux outil de formation dans le secteur de la petite enfance.

Plusieurs personnes nous affirment que décembre n’est pas propice aux festivals : examens dans le secondaire, blocus des universités, préparation des fêtes… Qu’à cela ne tienne : nous migrerons en mars pour les prochaines éditions ! Mais pour garder nos habitué-e-s, la 3e édition se déroulera en deux temps : une
 journée le 8 décembre 2018 (date où le festival aurait dû prendre place) et la suite du 12 au 16 mars 2019. La journée de décembre augure déjà d’une édition plus riche en public, tandis que la soirée du 8 mars est marquée par le film belge « Au bonheur des dames » qui parle du travail des « femmes de ménage ». Il confirmera l’intérêt pour une nouvelle catégorie autour des questions de « travail et société » lors des éditions suivantes. La programmation du mois de mars débute par une soirée autour de la migration avec le film « Illégal » d’Olivier Masset Depasse. Cette édition est aussi marquée par la venue inédite de Christiane et Pierre Burguière, des paysan-ne-s, en marge du film « Tous au Larzac » programmé dans la catégorie « luttes ». C’est José Bové, député européen à l’époque et retenu au Parlement de Strasbourg, qui nous avait proposé Christiane et Pierre. Une sacrée rencontre autour de la militance, de la non-violence et du combat contre un état sourd.

Autre grande première de la 3e édition : un invité en visio, avec Patric Jean, réalisateur de « La domination masculine », retenu sur un tournage le jour de la projection. Nous nous formons sur les aspects techniques d’un échange à distance (ce qui nous servira quelques années plus tard…).


 

  
 

Cette édition se termine par un sacré éclat de rire, avec Ludovic Vieuille, réalisateur et ancien cancre ! Pendant quatre ans, il a filmé les séances familiales autour des devoirs de son fils Angelo. Des « face caméra », des réflexions de papa, des angoisses, des batailles, un cri d’amour paternel… autour des sacro- saints devoirs scolaires. Nous avons ainsi le plaisir d’accueillir Ludovic et Angelo, les « Deux cancres » (titre du film) pour un moment suspendu d’humour et de remise en question, autour de la violence dont l’école est parfois capable.

De belles rencontres, nous en faisons tous les ans : des réalisatrices-réalisateurs, des intervenant-e-s, des participant-e-s… Petit à petit s’est construite une forme de relation, d’attache, qui constitue toute l’ambiance particulière du festival. La qualité des échanges est souvent reconnue, l’atmosphère particulière qui y règne est soulignée.


Épisode 4, en 2020 : le festival gagne un jour (enfin le croit-on). Nous commençons en effet le mardi soir pour terminer le samedi. Le festival fait vivre deux moments forts avec le films « Sortir du rang » et « L’école du changement ». Dans les deux échanges, nous rassemblons autour du public le réalisateur ou la réalisatrice, un-e enseignant-e de l’école, mais surtout plusieurs élèves qui nous parlent de leur vécu au-delà des images. La catégorie « numérique » apparaît pour la première fois dans la programmation avec le documentaire « Citizen four » sur la vie d’Edward Snowden. Nous programmons aussi un deuxième film de Gilles Perret, « J’veux du soleil » sur la campagne des gilets jaunes.

Cette édition se déroule dans une drôle d’ambiance. Nous sommes en mars 2020, un virus se propage et peu a peu l’ambiance du festival se transforme.

L’équipe, éloignée des infos durant le festival, est un peu préservée. Mais les discussions au bar ne parlent pas que des films… Pourra-t-on terminer le festival ? Peut-on encore se faire la bise en arrivant ? Fermera, fermera pas ? Petit à petit, le public se raréfie malgré un démarrage encourageant. Le vendredi matin, le couperet tombe : tous les lieux culturels seront fermés à partir du samedi matin. Nous rangeons notre matériel, alors que la place Fernand Cocq, toute proche du Théâtre Mercelis, est noire de monde. Le confinement général commencera 5 jours plus tard.

Nous débutons confiant-e-s la préparation de la 5e édition : « On ne sera tout de même pas encore confiné-e-s en mars de l’an prochain ! ». Le festival change même de nom : ce sera SOIF D’IDÉAL. « Festival du film d’éducation », cela allume dans la tête du public la seule case « école », alors que pour nous, il s’agit de parler d’éducation au sens large, dans tous les lieux où l’éducation peut avoir une place. Nous décidons aussi que le festival sera gratuit pour renforcer son accessibilité. À l’automne, les infections se multiplient et l’espoir d’un festival en présentiel au printemps s’estompe. Fin janvier, à deux mois de l’ouverture, il faut se résoudre à changer son fusil d’épaule.
 

Le premier festival au nom de SOIF D’IDÉAL sera un événement en ligne. Une course-poursuite s’engage, avec de multiples questions. Comment informe-t-on un public confiné ? Comment faire voir des films sans distribuer des fichiers numériques à tous et toutes, et en respectant les droits de diffusion ? Comment organiser les échanges, à la suite des films ?

Il y a de nombreuses barrières techniques et nous nous limitons à une programmation de onze films au lieu des trente habituels. L’organisation se met en place, un lien de diffusion éphémère est envoyé aux personnes inscrites une demi-heure avant la diffusion, un salon de visio Jitsi Meet (logiciel libre) est ouvert en amont du film pour l’échange qui suivra.

  

Durant cette édition particulière, une partie de l’équipe se retrouve dans nos locaux, tout en participant aux échanges dans divers bureaux. Cette forme de « présentiel » dans le « distanciel » apportera une dynamique particulière, un bonheur de construire cela « ensemble » pour les membres de l’équipe du festival.
 

Nous diffusons le film « Voir le jour » pour le groupe Petite enfance et le très beau « Danser sa peine » qui suit le projet d’un chorégraphe français de renom dans une prison pour femmes. Enfin, un film dont le titre commente l’actualité ponctue une soirée de cette édition particulière : « Un pays qui se tient sage », abordant la question des violences policières dans l’épisode des gilets jaunes.


Cette expérience en ligne posera des questions. Certes, le distanciel a permis à des participant-e-s de province, et même de France, d’être au rendez-vous, mais nous décidons l’année suivante de ne pas développer une version hybride pour privilégier un présentiel qui favorise la réelle rencontre. L’édition 2022, techniquement déjà acrobatique, l’est encore un peu plus par la douce folie de l’équipe du festival, qui se lance dans la réalisation d’une émission de webradio quotidienne. Chaque jour, les participant-e-s du festival découvrent dès 10h quelques commentaires sur les films de la veille et la présentation de la soirée à venir. L’expérience est amusante, mais plutôt chronophage et ne sera pas reproduite sous la même forme dans les éditions suivantes.
 

Pour la sixième édition, ce sont des retrouvailles : le festival commence à avoir ses habitué-e-s ! Les affiches commencent à être présentes un peu partout dans Bruxelles et un partenariat avec la Première de la RTBF voit le jour. Le festival prend peu à peu sa place et certaines séances sont à guichet fermé.
 

Cette édition débute par une webradio autour du film « Bigger than Us » de Flore Vasseur, sur une jeunesse engagée de par le monde. Autre expérience : « Kinshasa now » de Marc-Henri Wajnberg, un film en réalité virtuelle à 360° sur la vie des enfants des rues de la capitale congolaise.
Le film « Un monde », sur la harcèlement scolaire, est pointé par le public comme bousculant. Il marque un lien entre le festival et le cinéma belge, ainsi que la cérémonie des Magritte : plusieurs films présentés cette année-là viennent d’être primés quelques jours plus tôt. On a eu le nez fin ! Une fois de plus, le festival s’adapte à l’actualité : nous décidons de programmer « The earth is blue as an orange », film ukrainien, suite à l’invasion russe en Ukraine un mois plus tôt.

En mars 2023, c’est une édition pleine de nouveautés qui s’ouvre ! Dans le Théâtre Mercelis et la bibliothèque communale voisine, nous installons notre exposition « Les pédagogies actives, de fausses idées à déconstruire ». Le festival débute par l’inauguration de l’expo par la Ministre de l’Éducation, Caroline Désir et par Philippe Meirieu, pédagogue et président des Ceméa France.

Nous innovons aussi pour l’ouverture : Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, créateurs du spectacle « La convivialité » autour de l’orthographe, nous proposent une version partielle de leur future pièce « Kévin » qui porte sur les inégalités scolaires. La programmation va être marquée par le film « Tout va s’arranger ou pas » autour des questions de santé mentale des adolescent-e-s dans la situation post-covid.
Une sacrée claque pour le public présent. Nous recevons aussi Marine Gautier pour son film « 12 jours ensemble » qui suit un séjour itinérant pour adolescente-e-s, proche de ce que nous pouvons proposer aux CEMÉA. Nous accueillons le film « Éclaireuses » qui présente « La petite école », un sas d’arrivée pour les enfants migrant-e-s. Le festival se clôture par un moment de danse du collectif « Cœur à corps » faisant suite au film « Ode à demain ».

Au démarrage de la 8e édition, en 2024, nous constatons que le rendez-vous est pris pour notre public. L’affiche de cette édition, réalisée par l’illustrateur belge Brecht Evens, inondera la ville dans les semaines qui précèdent notre rendez-vous au Mercelis. L’édition démarre par « Un bon début », dont l’échange se nourrit de la présence de Sophie Maes, pédopsychiatre et thérapeute de famille, et de Jérôme Colin, journaliste RTBF, auteur du roman « Les dragons ». Nous accueillons aussi un groupe d’enseignant-e-s et d’étudiant-e-s du lycée autogéré de Saint-Nazaire à l’occasion de la diffusion du film « L’important, c’est le chemin », avec le plaisir
d’entendre des élèves parler de leur parcours dans une école « différente ».
 

Cette édition est marquée par la présence de Monique Pinçon-Charlot après le documentaire « À demain mon amour ». Monique Pinçon-Charlot nous gratifie d’une conférence sur l’éducation des ultra-riches et leur rapport aux pédagogies actives. Un petit moment de lévitation et de bonheur, tout en humilité. Nous accueillons aussi Philippe Meirieu, pédagogue français, Bernard Rey et Sabine Khan, professeur-e-s en sciences de l’éducation de l’Université Libre de Bruxelles, pour le film « Un métier sérieux ».


En 2025, notre 9e rendez-vous accueille à nouveau Gilles Perret qui vient nous présenter trois films, ce qui en fait le réalisateur le plus diffusé au festival ! Nous proposons son film « Debout les femmes » sur le travail des invisibles de notre société capitaliste, suivi de sa première fiction « Reprise en mains » et du très réjouissant « Au boulot ». Les échanges qui suivent sont particulièrement riches. Gilles Perret vient à l’époque d’être césarisé pour un autre documentaire, mais nous échangeons avec une personne engagée qui emporte son public dans ses réflexions.

Nous programmons également la mini-série « Ceux qui rougissent » de Julien Gaspar-Oliveri. Elle nous propose de vivre une année d’atelier théâtre dans un lycée, à la découverte de plusieurs adolescent-e-s. Une fiction qui frôle souvent la forme du documentaire, un objet cinématographique qui a beaucoup plu à l’équipe et au public du festival. Julien Gaspar-Oliveri, en tournage pendant le festival, nous rejoint malgré tout en visio. Autre moment fort : un échange autour de l’autisme après le film « En attendant Zorro ».


Cette année 2025 est marquée par la mise en place du projet « jeunes critiques », dont nous souhaitions concrétiser l’idée depuis plusieurs années. Des élèves de 5e de l’école secondaire Plurielle Maritime viennent au festival chaque jour et créent des critiques et des podcasts suite à leur participation aux échanges. Leurs productions sont affichées au festival, publiées dans Impulsions, le journal des CEMÉA, ainsi que dans la revue belge de cinéma Surimpressions.
 

  

Chaque année depuis 2016, l’équipe des CEMÉA se transforme, durant une semaine, en équipe organisatrice de festival de cinéma. Le reste du temps, nous sommes formateurs-formatrices pour des acteurs et actrices de l’éducation, en petite enfance, en école, en santé mentale, en insertion socioprofessionnelle, en accueil temps libre... et pour toute personne qui s’intéresse à l’éducation. Cela transparaît certainement dans la programmation et la forme que prend notre festival : l’accueil chaleureux, des échanges en cercle, un bocal de bonbons sur un comptoir, une précaution prise avant un échange, une attention à chacun-e…

Cette brève histoire appelle à poursuivre l’aventure et à continuer de diffuser une certaine idée de l’éducation1 : « Tout être humain peut se développer et même se transformer au cours de sa vie. Il en a le désir et les possibilités ». « Il n’y a qu’une éducation. Elle s’adresse à tou-te-s. Elle est de tous les instants ».

[1] -Deux des principes des CEMÉA énoncés par Gisèle de Failly à l’occasion du Congrès de Caen en 1957

 

 

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