Partenaire de longue date des CEMÉA dans le cadre de l’animation des centres de vacances, la formation ou encore les exigences de qualité de l’accueil, la direction ATL de l’ONE a demandé aux CEMÉA d’organiser une formation autour de leur référentiel psychopédagogique1 pour qu’il constitue, pour les agents de l’ONE, un outil mobilisable pour soutenir les lieux d’accueil de l’ATL.

Retour sur les missions des agent-e-s de l’ONE au travers d’une expérience de formation de 4 jours pour 2 groupes mêlant les différents profils de la direction ATL (AES, CDV, EDD ainsi que l’équipe « Réforme » en charge de faire évoluer l’ATL depuis la législature 2019-2024).


[Fiches d’identité]

Isabelle, Conseillère EDD
Dans sa carrière d’enseignante, elle a progressivement trouvé plus d’affinités dans le travail autour du bien-être des enfants que dans la « course aux matières scolaires ». Son expérience de bénévole au sein d’une consultation ONE lui a confirmé le goût pour l’animation et les valeurs portées par l’Office. Et elle a postulé à la direction ATL ! Sa vision du temps libre des enfants : la recherche du bien-être de l’enfant et son développement, bien au-delà de l’école ! Son travail comporte deux volets qui se déploient sur des temps différents durant l’année : l’accompagnement et le contrôle d’une soixantaine d’écoles de devoirs. Le contrôle porte sur les subventions, les présences des enfants, la qualité de l’encadrement… L’accompagnement s’opère auprès des nouvelles écoles de devoirs et à l’occasion du renouvellement tous les cinq ans des structures existantes (analyse des projets pédagogiques, évolution du public, transformation des besoins…). Isabelle va régulièrement « en mission » dans les EDD pour travailler avec elles, constater les fonctionnements sur le terrain, les besoins qui s’expriment, les questions qu’elles ont… et leur amener des pistes qu’elle utilisait quand elle était enseignante, des aspects pédagogiques, faire le relais d’expériences constatées ailleurs et les partager.



Kevin, Responsable Cellule Agréments
Son travail touche à l’agrément des programmes « CLE » (pour Coordination Locale pour l’Enfance) et des opérateurs d’accueil extrascolaire et il travaille en étroite collaboration avec les Coordinatrices Accueil de l’Office. La possibilité à l’ONE de se retrouver directement sur le terrain lui plaît particulièrement. Issu d’études classiques en langues et littérature (latin, grec ancien), il avait en tête de travailler dans l’enseignement depuis tout petit. L’agrégation était donc une suite logique pour nourrir sa fibre pédagogique. Au final, après un master Français Langue Étrangère (FLE), Kévin n’a pas abouti dans l’enseignement. Être catapulté, seul la plupart du temps, à 23 ans, face à des élèves de 18 ou 19 ans, c’était compliqué. Il a alors bifurqué vers l’administration de l’enseignement pour s’occuper du décret « Inscriptions » pour poursuivre sur la voie de l’enseignement à domicile. Sept ans plus tard, l’envie de bouger tout en restant dans un service public se fait sentir. L’ONE offrant une large diversité de postes et permettant d’agir à une large échelle, c’est là qu’il a atterri depuis 8 ans maintenant comme responsable au service agrément. Son travail touche à l’agrément des programmes « CLE » (pour Coordination Locale pour l’Enfance) et des opérateurs d’accueil extrascolaire et il travaille en étroite collaboration avec les Coordinatrices Accueil de l’Office. La possibilité à l’ONE de se retrouver directement sur le terrain lui plaît particulièrement. 



Cindy, Gestionnaire Projets ATL
Depuis 5 ans au sein de la direction ATL en tant que gestionnaire de projet, Cindy a été engagée sur la réforme du secteur ATL. Elle a beaucoup travaillé avec le service « Recherches » de l’ONE pour nourrir la réflexion sur l’évolution du secteur. La participation la mobilise particulièrement au sein de l’ONE : pouvoir être entendu-e, être sujet de droit en tant qu’enfant ou que jeune. Elle veut mettre des outils à disposition du personnel et que l’institution travaille sur ce sujet, prioritaire selon elle. Depuis toute petite, Cindy s’est toujours intéressée à l’école, aux accueils collectifs d’enfants, aux interactions dans les groupes… À l’école primaire, au cours de « bricolage », les garçons construisaient des abris pour les oiseaux et les filles faisaient de la couture. Cindy s’est adressée à la directrice de l’école pour interroger cette situation parce que ça l’intéressait de construire des abris pour les oiseaux et elle a obtenu gain de cause. Alors qu’elle était en secondaire, elle a lu le livre « Libres enfants de Summerhill » d’Alexander Sutherland Neill pour se rendre compte avec plaisir que, tout comme elle, des gens se questionnent et parfois depuis longtemps sur l’éducation. Ses études d’anthropologie lui ont permis de se questionner par rapport à l’Humain, au rapport à son environnement, à la place qu’il y occupe. C’est dans le secteur de l’in- formation jeunesse qu’elle a développé ses connaissances du monde associatif et la dynamique de « faire ensemble » pour mieux répondre aux problèmes, aux besoins des jeunes.

Sophie, Gestionnaire agréments AES
Référente agrément dans l’accueil extrascolaire, Sophie travaille avec les coordinations ATL (questions administratives ou relatives au Décret ATL, au programme de coordination locale de l’enfance [CLE] et les commissions communales de l’accueil (CCA)) et pour les opérateurs d’accueil extrascolaire dans l’analyse de leurs dynamiques de formation et projets d’accueil en collaboration avec les Coordinatrices Accueil. Outre le respect des normes réglementaires, Sophie s’attache aux dynamiques qui font évoluer la qualité de l’accueil temps libre sur les territoires. Elle veut accompagner les opérateurs d’accueil extrascolaire en leur proposant des outils qui permettraient de mieux comprendre et mettre en œuvre les attendus du décret ATL au travers des projets d’accueil et des projets pédagogiques. Pour elle, il faut travailler la distinction du temps extrascolaire du temps scolaire, ce qui est parfois compliqué pour les directions d’écoles qui sont aussi responsables de projets d’accueil. La question de la place du temps d’étude dans l’extrascolaire comme temps distinct du temps scolaire constitue une question importante pour Sophie, tant pour les lieux d’accueil que pour les parents ou les enfants. Sans diaboliser ni l’étude, ni l’école ! Sophie déplore aussi la méconnaissance, l’incompréhension et/ou le manque de valorisation qui entourent le rôle des accueillant-e-s extrascolaires sur le terrain.



 

[Interview]

  •  Quels apports retenez-vous de la formation vécue avec les CEMÉA ?
     

Isabelle : Le truc positif que je retiens, c’est que ça nous a permis, en tant qu’agents ONE, de pouvoir avoir un échange interservices. Cela a provoqué des discussions au niveau de notre métier. J’ai bien aimé aussi l’approche où nous avons été mises en situation, notamment au niveau de l’accueil du matin avec des suggestions d’activités dans un espace aménagé.
 

Cindy : On est avec d’autres collègues, ça crée aussi des synergies, d’autres moments de discussion, ça nous sort du cadre quotidien […]. On a dû faire des saynètes – c’est un classique ! Mais l’exercice est intéressant : comment on s’empare de l’espace, du message qu’on décide de produire ensemble, comment on prend des décisions au sein d’un groupe ? Tu prends ta place, tu subis… Comment fonctionne un groupe ?
 

Sophie : J’ai très bien vécu l’organisation en groupes de vie. Ça m’a permis de rencontrer et de communiquer différemment avec des personnalités totalement différentes. Ça m’a permis de créer plus de liens et c’était vraiment très chouette. On a parlé du temps libre en général, ce qui mêlait notre boulot mais aussi la notion de temps libre dans notre vie personnelle.
 

Cindy : Plusieurs demandes se sont rejointes : former tout le personnel ONE autour de la Convention internationale des droits de l’enfant pour que cette préoccupation soit « habitée » par les réalités du terrain et l’utilisation du référentiel psychopédagogique qui est intéressant par la manière dont il est construit pour pouvoir réfléchir à des situations dans les contextes dans lesquels les personnes se trouvent afin d’élaborer des pistes de solutions adaptées. Le référentiel, c’est un outil qu’on utilise beaucoup dans l’équipe pour le faire vivre davantage auprès des opérateurs d’accueil !
 

Kévin : Avoir une formation dédiée au référentiel psychopédagogique a été d’une grande aide. Dans le travail quotidien, avec plus de six cents opérateurs d’accueil extrascolaire et plus de cent cinquante communes qui émargent au dispositif, on n’a pas nécessairement l’occasion de s’y plonger toutes les semaines. Dans le cadre de la formation, on a pu dégager pour l’équipe des balises communes. Même si on est des agents administratifs, le pédagogique est toujours autour de nous.

Sophie : La formation m’a aidée à me sentir plus légitime de proposer des pistes d’amélioration au terrain. De l’extérieur, on peut avoir de nous une vision très caricaturale d’une fonction administrative. Mais notre service essaye de plus en plus d’être en relation avec le terrain.
 

Kévin : La formation était dans la continuité de notre démarche à l’ONE : profiter des relations qu’on entretient avec les opérateurs pour faire passer des messages et pas simplement rester formels sur les critères d’agrément une fois tous les cinq ans. Cela laisse une trace, avec des orientations

Kévin : La formation était dans la continuité de notre démarche à l’ONE : profiter des relations qu’on entretient avec les opérateurs pour faire passer des messages et pas simplement rester formels sur les critères d’agrément une fois tous les cinq ans. Cela laisse une trace, avec des orientations des références, des outils… On plante des graines pour que les choses évoluent pour la suite.

Cindy : En formation, on fait partie d’un collectif et il faut s’engager. Au début, on nous demande pourquoi on est là, que chacun puisse s’exprimer. La question de l’engagement se pose et c’est à toi de te mettre au clair sur pourquoi tu es là et ce que tu as à apprendre. Les moments de formation sont des cadeaux. C’était important d’avoir un cadre sécurisant pour se mettre dans une certaine disposition pour apprendre et découvrir.

Sophie : Dans le groupe, on avait vraiment des profils totalement différents : des personnes avec ou sans enfants, des parcours en lien direct avec les enfants ou pas, des personnes des écoles de devoirs qui vont sur le terrain, des managers, l’équipe « réforme » qui a une vision d’ensemble… Évidemment, avec toutes ces personnes, la notion de temps libre et le rapport au référentiel amenait énormément de points de vue. C’est génial, mais ça demande du temps, des discussions, des échanges, des nuances, etc.
 

Cindy : L’exercice de regarder une situation concrète en vidéo et de l’analyser était vraiment intéressant pour faire les liens concrets entre le référentiel, les droits de l’enfant, ce qui est ou non respecté, le regard qu’on peut avoir sur une réalité... et faire le lien avec des textes législatifs.
 

Sophie : Je ne m’en étais pas vraiment rendu compte avant, mais le Décret Accueil Temps Libre est initialement une réponse aux besoins des parents et pas des enfants. Or, du point de vue de l’ONE, du moins dans notre travail d’analyse conjointe avec les Coordinatrices Accueil et la commission d’agrément, la question du bien-être de l’enfant est au centre ! Je comprends mieux les accueillant-e-s qui s’interrogent sur le fait que les parents prennent du temps pour venir chercher leurs enfants… Mais si le Décret ATL répondait initialement aux besoins des enfants, peut-être que ces questions se poseraient moins. La réalité est que les accueillant-e-s subissent une pression parce qu’elles et ils ne sont pas assez, parce qu’ils et elles ne sont pas reconnu-e-s et se retrouvent en insécurité.
 

  • Quelles surprises ?

Sophie : En arrivant à la formation, je m’attendais à quelque chose de scolaire... Je l’avoue, j’arrivais avec les pieds de plomb. Et quand j’ai vu la forme que cela prenait, avec ma personnalité, cela me correspondait très bien !

Kévin : Il y a un ADN des CEMÉA qui s’est retrouvé dans la formation ; le fait qu’il y ait des groupes de vie (petit groupe « fil rouge » permettant des échanges privilégiés au long des 4 jours de formation), l’alternance entre moments individuels et moments de partage avec les autres, l’utilisation de différents registres d’expression…

Isabelle : Le fait d’être obligées de se retrouver à table le midi en « petites unités », ça nous a obligées à sortir de notre zone de confort, de discuter plus facilement avec des personnes avec lesquelles on a moins l’habitude de se retrouver.

Cindy : Manger le midi en groupes de vie, c’était quelque chose d’imposé. Je trouve ça très marrant. C’était intéressant de se dire que si c’était proposé, il devait y avoir un objectif derrière… J’ai appris à découvrir d’autres personnes, c’était vraiment très chouette. En plus, le temps de table est un temps particulier ; quand on mange ensemble, c’est un peu comme si on était dans un espace plus intime...

Sophie : La démarche proposée m’a remise dans mes études de psychopédagogie et de psychomotricité. Je ne savais pas exactement où on allait, mais j’acceptais de vivre l’expérience et de ne pas toujours tout connaître même si j’avais une idée des enjeux (dynamique de groupe, expérience de temps libre…). Et d’oser se lâcher et accepter de ne pas savoir exactement où l’on va. J’ai fait mes petits liens entre le vécu et les méthodes.

Cindy : J’ai adoré la mise à disposition de plein de matériel. On peut s’en emparer, il est accessible… Je trouve ça très intéressant. 

Kévin : Dans la formation, je me suis senti dans un petit « camp d’entraînement » avec une vie de groupe. On y est plus accompagné que guidé par l’équipe d’encadrement. Ce que j’ai apprécié, c’est les intentions pédagogiques qui se matérialisaient à plein d’endroits différents et que l’on devait découvrir par soi-même, y mettre du sens.

Isabelle : En fait, il n’y a eu aucune réponse… C’était à chacune de trouver, de construire les réponses.

Kévin : J’ai accepté de me laisser faire pour voir où cela nous mène. Et si je ne comprenais pas tout de suite, ce n’était pas grave. Je me sentais suffisamment en sécurité.

Cindy : La formation m’a peut-être plus appris sur mes collègues que sur le référentiel… Ce que j’ai bien aimé, c’est la temporalité dans les exercices proposés, entre la réflexion et la pratique. J’ai aussi été surprise par le caractère parfois un peu « désuet » des propositions comme le jeu du « Père François ». Je m’attendais à des propositions plus modernes.

Sophie : Il y a des gens qui n’aimaient pas jouer. Mais ils ont pu le dire et l’équipe a proposé de vivre l’expérience pour ensuite la débriefer : qui a apprécié, qui n’a pas apprécié, pourquoi… ? Mais aussi de parler des objectifs derrière les activités pour les comprendre. Je trouve que ça sécurise.

 

  • Cette formation a-t-elle mis des choses au travail ?

 

Kévin : La formation a ouvert des questionnements sur le statut de l’accueil extrascolaires dans notre société au regard de la reconnaissance du personnel, des moyens qui y sont consacrés pour garantir la qualité de l’accueil des enfants. Le code de qualité, la Convention internationale des droits de l’enfant… c’est très beau ! On fait un travail d’équilibriste en combinant les exigences de qualité, le cadre légal et les moyens à disposition.

Sophie : Le découpage et les différentes formes d’activités étaient intéressants. On est reparti un peu de la base zéro pour nous amener progressivement vers le référentiel. J’ai peut-être un petit goût de trop peu par rapport au référentiel : on a commencé à faire des recherches, à synthétiser, à mettre nos idées en place… mais sans qu’on ait le temps de finaliser cela. Je me rends bien compte que c’est quelque chose qui prend énormément de temps… Il faudra impulser ça dans notre travail au quotidien. Le cheminement qui a été mis en place était nécessaire pour arriver à cela sans que ce ne soit trop lourd.

Isabelle : En équipe, on a essayé de réutiliser les enjeux identifiés en formation à l’occasion d’une activité pour creuser ce que l’on mettait derrière les mots dans notre contexte EDD. Ce que signifiait la discipline par exemple. C’était intéressant de confronter nos idées qui n’étaient parfois pas du tout les mêmes. Et on pourrait réutiliser cela dans la création de projets pédagogiques.

Cindy : On a un outil [le référentiel psychopédagogique] qui existe, vraiment très intéressant. Cela valait la peine que tout le monde le découvre et puisse avoir un temps de réflexion sur sa propre pratique. Parfois, on veut « réinventer la poudre » et créer un nouvel outil alors que dans le référentiel, il y a déjà pas mal de choses importantes qui existent.

Kévin : Au moment de travailler sur les valeurs en accueil extrascolaire, on a mis en évidence la question de la sécurité. Mais la sécurité à différents niveaux : physique, psychique, affectif. En accueil extrascolaire, les enfants sont confrontés à beaucoup d’adultes différents pendant la journée. Quand je lis un projet d’accueil aujourd’hui, j’ai une attention un peu soutenue sur les questions de sécurité à tous les niveaux.

Cindy : Quand les consignes sont suffisamment claires, on peut s’en emparer et produire un travail d’intelligence collective au départ des différents apports et regards. En formation, on peut parfois aussi se surprendre soi-même ! C’est intéressant, à titre individuel, de pouvoir s’interroger : pourquoi ça me chipote autant cet exercice-là, qu’est-ce que ça vient chercher chez moi ?

Sophie : Au niveau professionnel, la formation m’a porté et m’a donné l’énergie pour proposer des outils, des nouvelles choses, tant pour l’équipe que pour les opérateurs d’accueil extrascolaire et les coordinations ATL. Et au niveau personnel, ça m’a permis de questionner ma relation avec mon propre temps libre. Qu’est- ce que la société me demande finalement ? De remplir mon temps libre en permanence et de courir après le temps ? En tant que parent, je veux que mon enfant apprenne à avoir du temps libre… mais si moi je n’en ai pas, comment je peux lui montrer d’en avoir et comment l’utiliser ?

 

  • Le référentiel psychopédagogique peut-il être perçu comme un outil de travail aujourd’hui ?

 

Sophie : J’ai le projet d’élaborer un outil pour les opérateurs d’accueil extrascolaire qui leur permette de mieux cibler la philosophie et le contenu des projets d’accueil d’un accueil- extrascolaire sur base du Décret ATL et du code de qualité. Sans se substituer aux coordinations accueil. Un projet d’accueil extrascolaire ne se limite à un « copier/coller » du code de qualité ou des référentiels, mais plutôt d’identifier des questions auxquelles il doit répondre. Cela permettrait aussi de les renvoyer vers des points du référentiel psychopédagogique qui alimenteraient leur réflexion. Parce que le référentiel, quand on l’aborde, il est quand même effrayant au vu de sa taille…

Kévin : À l’avenir, je pense que l’on pourra plus facilement mobiliser des parties du référentiel en sachant où et comment chercher pour alimenter les décisions d’agrément que l’on rédige. On pourra utiliser le référentiel beaucoup plus facilement que dans le passé parce qu’on l’a manipulé nous-mêmes et donc oser y faire référence à bon escient.

Cindy : Ce que j’aime bien dans les référentiels, c’est de questionner ce qui est fait là où on se trouve pour interroger la qualité de l’accueil. Quel est le sens du travail qu’on fait ? Pour quelles raisons ? Et ne pas oublier pour qui on le fait.

Isabelle : J’avais lu les deux premiers livrets du référentiel, j’avais pris des notes, fait un petit résumé... Mais c’était quand même indigeste. La formation m’a appris à utiliser le référentiel d’une autre manière, au départ d’une recherche dans la table des matières pour retrouver une info particulière. Ce n’est pas un mode d’emploi du « comment faire », mais plutôt un appui à la réflexion.

Cindy : Ce qui est enthousiasmant dans l’Accueil Temps Libre, c’est que dès le début, on t’annonce que cela va être un lieu d’exercice à la prise de position, à la réflexion, à déployer sa capacité d’action.

Kévin : On veut renforcer la qualité, mais le décret est principalement incitatif avec peu de visites sur le terrain dans l’accueil extrascolaire qui est composé d’une pléthore de lieux d’accueil. La limite de l’exercice, c’est de fonctionner au départ d’une analyse « sur papier » des projets d’accueil.

Cindy : Bien que l’on fasse un travail plus « administratif », la législation doit logiquement soutenir les pratiques de terrain. La formation s’imprègne du référentiel et a permis d’établir les liens avec notre manière de travailler au quotidien.

 

[1] https://www.one.be/public/brochures/brochuredetail/brochure/referentiel-psychopedagogique/
 

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