Au départ d’une intervention de Roland Gori intitulée « La culture face au risque d’un monde sans esprit », qui dénonçait les dérives d’une société néo-libérale dans laquelle tout est envisagé à travers une logique de marché, de contrôle et de rentabilité, plusieurs discutant-e-s ont en effet apporté leurs points de vue, chacun-e dans une approche spécifique.

  • L’éducation populaire pour Jean Blairon, membre du Conseil supérieur de l’Éducation Permanente et auteur de divers articles la concernant, ayant aussi travaillé à l’articulation des questions éducatives et culturelles aux questions sociales au sein de RTA (Réalisation Téléformation Animation).
  • L’école pour Nico Hirtt, professeur, syndicaliste, chercheur marxiste, agrégé de sciences physiques, membre fondateur de l’Aped (Appel pour une école démocratique).
  • L’international pour Yvette Lecomte, ancienne inspectrice de la Culture en Belgique francophone et actuelle présidente de la Fédération Internationale des CEMÉA.
  • Le politique pour Ariane Estenne, représentante de la Ministre de la Culture et de l’Éducation Populaire, Alda Greoli et elle-même issue du champ de l’éducation populaire, avec l’association « Vie Féminine ».

Paul Hermant a clôturé les échanges en nous proposant une chronique écrite spécialement pour l’occasion. Il est, entre autres choses, créateur de « l’Opération Villages Roumains » de « Causes Communes » et d’« Acteurs des Temps Présents », membre du Cesep et ancien chroniqueur pour la Première.

Dans les articles qui suivent, nous vous proposons de retrouver quelques-unes de ces interventions passionnantes, notamment la retranscription de la conférence de Roland Gori dans son intégralité.

Vous découvrirez, au fil de ces discussions qui se répondent et se complètent, comment les valeurs de l’Éducation nouvelle sont, aujourd’hui plus que jamais peut-être, une absolue nécessité pour lutter contre les systèmes procéduriers, quantitatifs et inhumains d’une société néo-libérale aliénante.

Retours sur la journée du 10 juin 2017